Depuis le début de l’année, les commentaires vont bon train sur Flight Simulator X. Entre ceux qui espèrent un moteur graphique encore plus réaliste, ceux pour qui les qualités de la simulation sont primordiales, ceux qui ont une bibliothèque gigantesque d’add-ons et ont peur de l’incompatibilité et surtout ceux, il faudrait dire presque tous, qui voient avec angoisse leur PC devenir obsolète bien qu’il n’ait que deux ans – changé lors de la mise à jour précédente de FS… les espoirs et les craintes sont nombreux.
De son côté, Microsoft, comme à son habitude, essaie de satisfaire tout le monde tout en gagnant de nouveaux clients et en intégrant son jeu mythique à une stratégie globale. Satisfaire tout le monde, cela veut dire tourner dans d’autres environnements que Vista, rester le plus possible compatible avec les add-ons existants, accepter les « petites » configs, évidemment au prix de performances dégradées, mais surtout évoluer simultanément dans trois directions qui ne sont pas toujours cohérentes entre elles :
- pour séduire de nouveaux amateurs, l’accent est mis sur le côté ludique, avec des petites voitures qui roulent sur les autoroutes, des oiseaux qui viennent risquer la collision en vol, bref des innovations coûteuses en temps de calcul et boudées par les passionnés de longue date
- pour conserver ces derniers, l’IA doit être améliorée, notamment au niveau du contrôle aérien et des hélicoptères, mais aussi de certaines manœuvres dont le rendu est un peu hasardeux, comme l’atterrissage par vent de travers – mais le grand public se moque de ces détails
- les capacités graphiques « touchent les bords » des possibilités du système d’exploitation, en fait d’ActiveX 9. Pour en avoir de meilleures, un nouveau moteur graphique est indispensable. ActiveX 10, qui est en test depuis quelques mois par les développeurs de jeux, promet beaucoup. Mais quel sera son niveau de compatibilité avec Windows XP et les cartes graphiques existantes ? Quelle dégradation faudra-t-il accepter pour ne pas changer de PC tout de suite ?
Comme lors de la sortie de Flight Simulator 2004, il est probable que la première réaction de la communauté sera de râler après des innovations qui ne sont pas celles attendues et de pester contre l’achat presque obligatoire d’une nouvelle machine. Mais ce phénomène existe depuis la naissance de Flight Simulator, qui a toujours été LE logiciel nécessitant les dernières innovations matérielles, parce que conçu pour en tirer parti. Il y a déjà plus de quinze ans, sa première version servait à tester la compatibilité réelle des PC.
Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel… Et vous, vous prévoyez quoi ?
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